Un espace n’est pas vide. Il contient ce qui est encore en train de se former, ce qui n’a pas encore trouvé de mots. C’est ce qui permet à quelque chose d’être ressenti, accueilli, traversé, ettransformé.
Pour moi, transcender ne signifie pas quitter le corps ou fuir l’expérience. C’est créer suffisamment d’espace intérieur pour rencontrer ce qui est.
Space to TRANSCEND commence là : avec le souffle, la création, et la réflexion.
J’ai peint cet enso en 2020, au moment où je commençais à ressentir les symptômes du stress chronique. Je me suis tournée vers l’art, le yin yoga, et les écrits de Thich Nhat Hanh.
Un enso est un cercle zen, traditionnellement tracé en un seul coup de pinceau ininterrompu — on inspire pendant la première moitié du cercle, on expire pendant la seconde. Une méditation en mouvement. Un geste, un instant, une trace.
Il peut rester ouvert ou imparfait, nous rappelant que la complétude n’exige ni perfection ni forçage vers un achèvement. Rencontrer la vie là où elle est.
Pour Thich Nhat Hanh, tracer le cercle était aussi une expression de l’inter-être : la main qui dessine contient les ancêtres, les enseignants, et tout ce qui a rendu le geste possible.
J’ai tracé ce cercle dans un moment de besoin, sans vraiment savoir pourquoi.
Aujourd’hui, j’y reviens consciemment.
C’est là que commence Space to TRANSCEND.


